Le Président de la République préside la cérémonie d'ouverture de la Conférence tripartite sur la lutte contre la désertification en Afrique : vaincre le phénomène de la désertification par la volonté politique ()

Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a présidé, hier matin au palais des Congrès de Niamey, la cérémonie d'ouverture de la conférence tripartite Afrique-Brésil-France sur la coopération technique et scientifique en matière de lutte contre la désertification.

Dans une allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Président Issoufou Mahamadou a exprimé toute sa conviction qu'avec plus de volonté politique, on peut renverser la tendance en matière de lutte contre la désertification. « En effet, nous sommes convaincus que « ce n'est pas la stérilité, c'est le despotisme qui rend la terre inféconde ». Avec la bonne gouvernance politique et économique, nous pouvons féconder la terre et sortir notre peuple de la pauvreté », a-t-il souligné.

Cette conférence tripartite, il faut le préciser, est le fruit d'une coopération entre le continent africain, et deux pays, à savoir le Brésil et la France. Elle a été initiée lors des 18ème et 19ème Conférences Internationales sur le climat, la durabilité et le développement en régions semi-arides (ICID18, Brésil 2010 et ICID19 Argentine 2011).

Cette coopération tripartite est soutenue, pour l'Afrique, par l'Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGNV), et pour le Brésil, par le Centre de gestion et des études stratégiques et enfin pour la France, par l'Institut de recherche pour le développement. Aussi, lors de cette cérémonie d'ouverture solennelle des travaux, on notait la présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, de présidents des institutions de la République, de membres du gouvernement, du Gouverneur de la région de Niamey et de plusieurs autres invités de marque.

Pour la partie Brésilienne, il y a la Représentante de la Présidence du Brésil pour le continent africain, Mme Esther Bemerguy de Albuquerque, le Secrétaire exécutif du Commissariat scientifique technique et de la recherche de l'Union Africaine, au nom du commissaire empêché, Dr Mahama Ouédrago, et enfin pour la France l'ambassadeur de France au Niger, SEM. Christophe Bouchard. S'ajoutent également le président de l'IRD et celui de l'Agence panafricaine de la grande muraille verte.

Après l'accueil empreint de chaleur réservé aux hôtes de la conférence, la cérémonie a débuté avec le discours de bienvenue du Gouverneur de la région de Niamey, Mme Kané Aïchatou Boulama. Puis à leur tour, le Représentant de l'UA, l'ambassadeur de France, la Représentante du Brésil, le directeur de l'IRD, se sont relayés à la tribune pour exprimer leurs préoccupations relativement à la lutte contre la désertification. Malgré l'inscription du phénomène dans l'agenda de plusieurs événements internationaux, et l'adoption de la Convention sur la lutte contre la désertification par les Nations Unies, le phénomène reste entier. Tous les intervenants sont restés unanimes sur le manque de volonté politique dans la gestion du phénomène.

Le Représentant de l'UA, Dr Mahama Ouédrago, est quand à lui allé plus loin en déclarant que « la convention sur la lutte contre la désertification reste le parent pauvre des conventions ». Il a ajouté que 40% des terres et environ 2 milliards de personnes sont concernées par le phénomène. Cependant, a-t-il estimé, « il y a un manque d'intérêt pour cette convention, car confuse sur son objet ».

Il faut entendre par désertification, la dégradation des terres, destruction du potentiel, biologique, productif, et économique sous l'effet conjugué du changement climatique et de pratiques agricoles intensives. Les intervenants sont unanimes aussi à dire qu'il est grand temps de trouver l'équilibre du besoin en eau, pour les écosystèmes et la production agricole.



Categorie: Education
Source: Le Sahel
Date: 25/10/2011