Atelier de lancement du processus de formulation du Plan de Développement Economique et Social (PDES 2017-2021) : «La mise en oeuvre du PDES va transformer positivement la vie de chacun de nous», déclare la ministre du Plan ()

L'atelier de lancement du processus de Formulation du Plan de Développement Economique et Social (PDES 2017-2021 a débuté ses travaux, hier, à Niamey. C'est la ministre du Plan, Mme Kané Aichatou Boulama qui a présidé la cérémonie d'ouverture dans la grande salle du Palais de Congrès en présence de plusieurs membres du Gouvernement, des ambassadeurs et responsables du corps diplomatique, des représentants des partenaires techniques et financiers, des représentants des ONG et associations de développement et de plusieurs invités. Il s'agit à travers cet exercice d'avoir une vision globale des enjeux et défis du processus de formulation du PDES 2017-2021.
Il est utile de rappeler que le Gouvernement nigérien a renoué avec le système National de Planification depuis l'installation des Autorités de la 7ème République, en avril 2011. Dans ce cadre, une note d'orientation Stratégique pour un Développement Durable a été adoptée et prévoit l'élaboration des Cadres Stratégiques de Développement, à moyen et long termes. C'est ainsi que le processus de formulation d'une stratégie de Développement Durable et de Croissance inclusive-SDDCI-Niger 2035 a été lancé et se poursuit encore. « Il me plait de souligner que la continuité dans le processus de planification stratégique, témoigne de la volonté politique des plus hautes autorités de notre pays, en particulier SE Issoufou Mahamadou Président de la République, de doter le Niger d'outils appropriés de gestion de son développement » précise la ministre du Plan, Mme Kané Aichatou Boulama en ouvrant les travaux de l'atelier.
En effet a t- elle rappelé, au cours de son discours d'investiture de ce second mandat, le Président de la République a conclu en formulant sa vision pour le Niger à l'Horizon 2021 en ces termes : « Mon vœu le plus cher, c'est qu'à la fin de mon mandat lorsque j'aurais quitté le pouvoir, conformément aux prescriptions de la constitution, je laisse un Niger radicalement transformé, un Niger où les institutions démocratiques seront plus fortes, un Niger où la lutte contre la corruption aura progressé, un Niger où les inégalités auront reculé et la classe moyenne se sera renforcée, un Niger uni, en paix et en sécurité, un Niger où la faim Zéro est une réalité, un Niger bien équipé en infrastructures de toutes sortes, un Niger qui aura progressé sur la voie de sa transition démographique, un Niger où l'école sera gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans, un Niger où 40% de nos enfants fréquenteront les centres de formation professionnelle et technique et en sortiront avec un métier, un Niger où les Universités formeront les cadres parmi les plus compétents de la sous région, un Niger où l'accès aux soins de santé, à l'eau potable et à l'assainissement sera garanti, un Niger où les emplois notamment pour les jeunes seront abondants, enfin un Niger résolument engagé dans la réalisation de l'unité de notre continent».
Pour la ministre Aichatou Boulama, cette vision est sous tendue par le Programme de Renaissance II qui est articulé autour de huit (8) axes prioritaires à savoir la promotion de la renaissance culturelle ; la consolidation des institutions démocratiques ; la sécurité des personnes et des biens ; l'accès à l'eau pour tous ; la sécurité alimentaire à travers l'initiative 3N ; le développement des infrastructures de communication et énergétiques ; le développement des secteurs sociaux et enfin la promotion de l'emploi des jeunes. Ces huit axes constituent la trame d'une transformation sociale intégrale traduite dans la vision du Président de la République qui place ce second mandat, dans le cadre de la préparation du Niger à entrer dans une nouvelle ère, celle de l'émergence.
Malgré une croissance relativement soutenue à un taux moyen de 6% et un recul appréciable du taux de pauvreté qui est aujourd'hui de 40%, le Niger n'est pas encore sur la trajectoire lui permettant de concrétiser la vision du Président de la République et ce, nonobstant les résultats positifs enregistrés par le Programme de Renaissance 1. En effet, le diagnostic effectué dans le cadre de la Formulation de la stratégie de Développement Durable et de Croissance inclusive (SDDCI Niger 2035) a fait ressortir selon la ministre que six (6) défis demeurent encore. Ces défis, du reste très bien pris en compte dans le programme de renaissance II, sont d'ordre démographique, de développement du capital humain, de développement et modernisation du secteur rural dans un contexte de changements, de promotion d'un secteur privé dynamique et diversifié, de reforme de notre administration pour la rendre plus efficace et enfin de renforcer l'Etat dans ses tâches régaliennes de sécurité, de justice et d'administration territoriales.
Pour la ministre du Plan, l'élaboration et la mise en œuvre du PDES 2017-2021 va transformer positivement la vie de chacun de nous. « Le PDES sera donc le véritable outil de transformation de notre économie nigérienne. Il nous permettra de relever les défis majeurs et projette notre pays sur la trajectoire de l'émergence indispensable pour assurer un mieux être des populations » a précisé Mme Kané Aichatou. Les principaux objectifs poursuivis à travers cette démarche participative sont : d'instaurer un cadre de dialogue constructif et durable entre les parties prenantes dans une logique de complémentarité, d'améliorer la qualité et la pertinence des stratégies, de développer l'appropriation des stratégies de développement à tous les niveaux ; d'accroitre la responsabilisation des différents acteurs et de faciliter la mise en œuvre et l'atteinte des résultats escomptés à travers la participation effective des acteurs et le développement des partenariats. La ministre du Plan s'est attardée sur les trois phases principales qui seront menées lors des travaux d'élaboration du PDES avant d'indiquer que le PDES doit être finalisé le 31 janvier 2017 et le PAP le 31 mars 2017. Mme Kané Aichatou Boulama a réitéré le soutien sans faille des autorités à tous les niveaux ainsi que celui de tous les partenaires techniques et financiers.
Le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies M. Fodé N'Diaye a, dans son intervention, exprimé toute sa gratitude au Gouvernement pour les avoir associé au lancement du processus d'élaboration du PDES 2017-2021. Ce qui estime-t-il, témoigne de la confiance et démontre la qualité de leur partenariat. De l'avis de M. Fodé N'Diaye, le processus d'élaboration du PDES est d'une importance capitale pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il doit être le lieu de débats et recommandations sur les grands enjeux qui impriment les marques sur le développement national. Il a cité celles portant sur les questions de sécurité et du développement, le forum sur la protection sociale, le forum sur la population et le développement, la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les résultats des consultations nationales 2015.
Pour le Coordonnateur résident du SNU, la question de la population est une urgence et un enjeu car elle a des incidences sur tous les indicateurs de développement y compris sur l'Indice du Développement Humain (IDH). Comme pour le PDES 2012-2015, les Partenaires Techniques et Financiers s'engagent à appuyer de manière collaborative, efficiente, efficace, transparente, concertée et coordonnée, le processus d'élaboration du PDES. Dès lors, a dit M. Fodé N'Diaye, ce processus conditionne les stratégies, les plans d'action et les financements pour contribuer au développement socio économique et à l'amélioration des conditions de vie des populations et au renforcement de leur espoir en un avenir meilleur. Cela est une étape importante pour renforcer la stabilité, l'inclusion de la réduction des inégalités et la paix.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
www.lesahel.org



Categorie: Economie
Source: le sahel
Date: 06/09/2016


Revue de Presse : Economie