Vernissage de l'exposition phonographie au CCFN : "Koudjina en héritages", thème de l'exposition ()

Le Commissariat d'exposition du Centre Culturel Franco Nigérien (CCFN) Jean Rouch de Niamey a organisé, vendredi dernier dans l'après-midi, le vernissage d'une exposition photos. Cette exposition s'inscrit dans le cadre de la programmation des activités du CCFN, et qui vise à rendre un hommage au célèbre photographe nigérien Philippe Koudjina Ayi, décédé en 2014 dont le passé a été très mémorable ici au Niger. Le lancement de l'exposition s'est déroulé en présence du Directeur du CCFN Jean Rouch de Niamey, de l'ensemble de ces collaborateurs et de plusieurs invités et visiteurs.
Cette exposition vernissage fait suite à une formation de six (6) photographes, dont une femme, dans le cadre de la Biennal de Bamako qui se tiendra en novembre 2015. C'est pourquoi, dans leurs interventions, M. Philippe Guioni formateur de ce groupe de six (6) photographes nigériens et M. Laureant Bennau superviseur de la formation ont rendu un hommage au photographe Philippe Koudjina Ayi pour son parcours dans la photographie au Niger. Ils ont aussi salué le courage, l'abnégation et la détermination des stagiaires qui ont fait un travail remarquable. ''La photo immortalise les événements. A travers la photo, on peut lire et comprendre l'évolution d'une société'' a-t-il déclaré.

Ces photos en exposition constituent une suite des thématiques traitées par Philippe Koudjina Ayi au Niger en général et en particulier dans la ville de Niamey depuis des années. Ces jeunes photographes ont, chacun choisi un thème, parmi ceux traités par Philippe Koudjina Ayi. Cette exposition constitue une restitution des travaux de recherche menée par ces jeunes photographes sur divers thèmes de la société à l'issue de leur formation qui a duré 15 jours. Ainsi, le jeune photographe Saley Abdoulaye a choisi un thème sur le Monolithes» à travers lequel l'on découvre comment le temps passe. Saley Abdoulaye a présenté les photos des carcasses des véhicules dans certains quartiers périphériques de Niamey.
A travers ses œuvres, il cherche à démontrer le mode plastifiant de la photographie. ''La photographie, dit-il ce n'est pas seulement immortaliser les événements, c'est aussi un travail de recherche''. Il a tenu à remercier le formateur M. Philipe Guioni pour sa disponibilité et son accompagnement dans cette formation. La seule femme de l'équipe Melle Apsatou Bagaya n'a pas aussi caché ses sentiments à l'issue de cette formation. Pour elle, la photographie n'est pas exclusivement un métier d'homme. ''Il suffit de rentrer dedans pour le savoir et le comprendre'', souligne-t-elle. Elle a indiqué que si difficulté il y a dans ce métier, c'est la même pour un homme comme pour une femme. Sinon, il n'y a pas de difficulté spécifique pour la femme dans la photographie. Comme dans certain domaine d'activité, les femmes font l'objet de préjugés.
Certes, généralement ce sont les hommes qui sont plus vus dans la photographie, mais aujourd'hui à travers Apsatou, les femmes pourront aujourd'hui embrasser ce métier qui est porteur d'avenir pour elles parce que, c'est passionnant et rentable. Aussi, la femme a plus d'opportunité en photographie car dans certain cas, les hommes sont limités dans certains milieux quand il s'agit d'accéder aux femmes pour avoir certaines informations. Apsatou a axé ses travaux de recherche sur le thème relatif au mode vestimentaire d'une jeune étudiante à l'université de Niamey.

Ali Maman (stagiaire)



Categorie: Culture
Source: Le Sahel
Date: 14/05/2015